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    Adénosine et caféine, la dette de sommeil qu'on repousse

    Adénosine et caféine, la dette de sommeil qu'on repousse

    À chaque heure d'éveil, le cerveau accumule une molécule appelée . Plus elle monte, plus la pression de sommeil monte. C'est le sablier de la journée.

    Ce que fait réellement la caféine

    La ne détruit pas l'adénosine : elle occupe ses récepteurs, comme une clé qui bloque une serrure sans l'ouvrir. La fatigue est donc masquée, pas effacée. Quand la caféine est éliminée, l'adénosine accumulée se fixe d'un coup. C'est le fameux coup de barre de fin d'après-midi.

    La demi-vie, ce chiffre qui change tout

    La demi-vie de la caféine tourne autour de 5 à 6 heures selon les personnes. Concrètement, la moitié du café de 16 heures est encore active à 22 heures. Même chez ceux qui « s'endorment très bien avec un café », les enregistrements montrent moins de sommeil profond.

    Une sensibilité très variable

    Le gène qui code l'enzyme de dégradation de la caféine varie fortement d'une personne à l'autre. Certaines l'éliminent en quelques heures, d'autres bien plus lentement. Cela explique pourquoi une même tasse peut être anodine pour l'un et ruiner la nuit de l'autre. La grossesse et certains médicaments ralentissent aussi son élimination.

    Le réglage utile

    Fixer une heure limite, souvent autour de 14 heures, et attendre 60 à 90 minutes après le réveil avant le premier café pour laisser le pic naturel de cortisol faire son travail. Le thé et le chocolat noir comptent aussi dans le total.

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