Hormones, phytothérapie, rien du tout : comment choisir ?
Ce que la science dit vraiment sur les options disponibles, sans simplification ni militantisme
Ces informations sont destinées à nourrir votre réflexion et à enrichir votre dialogue avec votre naturopathe. Elles ne constituent pas un avis médical. La naturopathie accompagne, oriente et soutient le terrain : elle ne se substitue en aucun cas au diagnostic et à la prescription médicale. Toute décision thérapeutique concernant un traitement hormonal ou médicamenteux relève exclusivement d'un médecin.
L'histoire du THS
Pourquoi ce qu'on croit savoir depuis 2002 a profondément changé.
L'onde de choc WHI
En 2002, les résultats préliminaires de la Women's Health Initiative suggéraient que le traitement hormonal de substitution (THS) augmentait le risque de cancer du sein, d'infarctus et d'AVC. Des millions de femmes ont arrêté leur traitement du jour au lendemain. Les prescriptions ont chuté de 80 % en quelques mois.
Pour qui, sous quelle forme
Les formes du THS modifient le profil de risque. Ce que les guidelines disent vraiment.
Le bon profil
Femmes en périménopause ou ménopause récente (moins de dix ans) avec symptômes vasomoteurs invalidants, troubles du sommeil liés aux fluctuations hormonales, sécheresse vaginale symptomatique ou risque osseux élevé. Sans antécédent personnel de cancer du sein hormono-dépendant, de thrombose veineuse, d'AVC ou de maladie cardiovasculaire active.
Les SERMs
Modulateurs sélectifs des récepteurs aux œstrogènes : un outil méconnu, pour des indications précises.
La sélectivité tissulaire
Les SERMs se comportent comme des œstrogènes dans certains tissus et comme des anti-œstrogènes dans d'autres. Cette sélectivité tissulaire les rend intéressants dans des situations spécifiques où le THS classique ne convient pas.
Phytothérapie
Trois plantes avec des données cliniques sérieuses. Efficacité réelle mais plus modeste que le THS.
Cimicifuga racemosa
Mécanisme sérotoninergique et dopaminergique hypothalamique : pas œstrogénique. Méta-analyse 2023 (22 essais, 2 310 femmes) : réduction significative des bouffées de chaleur vs placebo. Posologie : 40 à 128 mg/j d'extrait standardisé. Durée maximale recommandée par l'EMA : 6 mois. Hépatotoxicité rare signalée.
Les 5 questions à poser
Cinq formulations exactes pour structurer le dialogue avec votre gynécologue.
Mon profil de risque personnel
« Quel est mon profil de risque personnel pour le THS, en tenant compte de mes antécédents familiaux, de ma tension artérielle, de mon IMC et de mes antécédents de thrombose ? » La décision doit être personnalisée. Un profil favorable peut changer une décision médicale initialement prudente.
Exploration
Question 1 / 8Quel était le défaut principal de l'étude WHI de 2002 ?
Sources principales : Manson JE et al. JAMA 2017 (DOI: 10.1001/jama.2017.11217) · Contreras Garza NY et al. Post Reproductive Health 2025 (DOI: 10.1177/20533691251341713) · Gu Y et al. BMC Women's Health 2024 (DOI: 10.1186/s12905-023-02788-0) · Lucius K. Integrative Cancer Therapies 2024 (DOI: 10.1177/15347354241242355) · Hedaoo K et al. Journal of Mid-life Health 2024 (DOI: 10.4103/jmh.jmh_242_23) · NCCIH. Black Cohosh Fact Sheet 2024.
Cette exploration est éducative. Elle ne remplace pas un avis médical individualisé. Mentions et conditions →