
L'architecture d'une nuit, cycles, profond et paradoxal
Toutes les heures de sommeil ne se valent pas. Une nuit n'est pas un bloc uniforme : c'est une succession de d'environ 90 minutes, et chaque moitié de nuit a sa spécialité.
Ce qui se passe dans un cycle
Chaque cycle traverse un sommeil léger, puis un , puis un . Une nuit complète en enchaîne quatre à six. Se réveiller au milieu d'un cycle donne cette sensation pâteuse ; se réveiller en fin de cycle donne l'impression d'être dispos, parfois même avec moins d'heures au compteur.
Première moitié : la réparation physique
Le sommeil profond se concentre en début de nuit. C'est là que l'hormone de croissance est sécrétée, que les muscles récupèrent, et que le évacue les déchets accumulés dans le cerveau. Se coucher à 1 heure du matin ne coûte pas « une heure de sommeil » : cela coûte surtout du sommeil profond.
Seconde moitié : la mémoire et les émotions
Le sommeil paradoxal domine la fin de nuit. Il consolide les apprentissages et régule l'émotionnel. Se lever deux heures trop tôt rogne principalement sur ce stade, d'où la susceptibilité et le brouillard mental des lendemains de nuits écourtées.
Ce qu'il faut en retenir
L'heure du coucher compte autant que la durée. Un horaire de coucher régulier, même imparfait, protège l'architecture de la nuit mieux qu'une longue grasse matinée de rattrapage le week-end.
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