
Cortisol, axe HPA et réveils de 4 heures du matin
Vous vous endormez sans difficulté, puis vous ouvrez les yeux à 3 ou 4 heures, l'esprit étrangement clair, incapable de vous rendormir. Ce scénario très fréquent a une signature biologique assez précise.
Le rôle de l'axe HPA
L' règle la sécrétion de . Chez une personne au rythme préservé : pic au réveil, décroissance régulière, plancher en début de nuit. Le stress chronique déforme ce profil : cortisol plat le matin, et remontée trop précoce au milieu de la nuit.
Pourquoi le réveil se produit à 4 heures
En seconde partie de nuit, la pression de sommeil a déjà beaucoup baissé. Il suffit alors d'une petite remontée de cortisol, d'une hypoglycémie relative ou d'un micro-réveil pour basculer en éveil complet. Le cerveau, lui, comble le vide en ruminant.
Les leviers qui agissent sur cet axe
Rien de spectaculaire, mais des choses régulières : lumière naturelle le matin, arrêt des stimulants après le début d'après-midi, respiration lente le soir, activité physique plutôt en journée qu'en soirée tardive, et un dîner qui contient un minimum de protéines et de glucides complexes pour éviter la chute glycémique nocturne.
Sur le moment
Rester au lit à lutter entretient l'association lit-éveil. Se lever, lumière très faible, une activité ennuyeuse et calme quinze à vingt minutes, puis retourner se coucher : c'est l'un des rares gestes que les protocoles d'insomnie recommandent formellement.
Un réveil nocturne systématique accompagné d'anxiété importante ou d'un moral en baisse mérite d'en parler à un professionnel de santé.
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