
Mélatonine en complément, ce qu'on sait vraiment
La est probablement le complément le plus mal utilisé du rayon sommeil. Non parce qu'elle serait inefficace, mais parce qu'on lui demande ce qu'elle ne sait pas faire.
Ce qu'elle fait, ce qu'elle ne fait pas
Ce n'est pas un somnifère. Elle ne provoque pas le sommeil, elle déplace l'horloge : son effet principal est chronobiologique. Sur le délai d'endormissement, les études montrent un gain modeste, de l'ordre de quelques minutes à une vingtaine de minutes selon les profils. Là où elle est nettement plus convaincante : le décalage horaire et les rythmes décalés.
La question de la dose
Contre-intuitif mais robuste : les doses physiologiques basses, de l'ordre de 0,5 à 1 mg, font aussi bien, parfois mieux, que les doses élevées vendues dans le commerce. Trop de mélatonine peut laisser une somnolence résiduelle le matin.
Le timing prime sur la dose
Prise 30 à 60 minutes avant le coucher pour un endormissement difficile. Pour avancer une horloge décalée, la prise se fait plus tôt dans la soirée, ce qui demande un accompagnement. Prise au milieu de la nuit, elle risque surtout de décaler le réveil.
Précautions
La mélatonine interagit avec certains anticoagulants, antiépileptiques et immunosuppresseurs. Elle n'est pas recommandée pendant la grossesse et l'allaitement, ni en auto-médication prolongée chez l'enfant. En cas de traitement en cours, demandez l'avis d'un médecin ou d'un pharmacien.
Article suivant
Les plantes du sommeil