
Valériane, passiflore, mélisse : les plantes du sommeil au crible
Les plantes ne fabriquent pas du sommeil. Elles lèvent des freins : tension nerveuse, rumination, difficulté à relâcher. D'où l'importance de choisir en fonction du type de mauvaise nuit.
Valériane, pour l'endormissement long
La agit sur la transmission , le frein naturel du cerveau. Les essais montrent un effet réel mais modeste sur le délai d'endormissement, souvent après deux à trois semaines de prise régulière, ce qui déçoit ceux qui en attendent un effet le premier soir.
Passiflore, pour l'esprit qui tourne
La convient plutôt aux endormissements anxieux, quand le corps est fatigué mais que la tête continue. Elle est souvent associée à la valériane ou à l'aubépine dans les préparations traditionnelles.
Mélisse, la plus douce
La s'adresse aux tensions nerveuses légères, y compris digestives, en fin de journée. Elle se prête bien à l'infusion du soir, dont l'effet rituel compte autant que la plante.
Et les autres
L'escholtzia est utilisée pour les réveils nocturnes, la lavande en huile essentielle pour l'ambiance de la chambre, le houblon en association. À l'inverse, se méfier des mélanges très concentrés cumulant dix actifs : ils rendent tout ajustement impossible.
Précautions
Sédation additive avec les anxiolytiques et les somnifères, prudence en cas de conduite en soirée, déconseillé pendant la grossesse sans avis. Une plante qui ne change rien au bout d'un mois n'est pas la bonne plante, ou le problème est ailleurs.
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