
Pourquoi on dort mal, biologiquement
On imagine souvent le sommeil comme un interrupteur : on se couche, on éteint, on dort. En réalité, s'endormir est l'aboutissement d'une cascade qui commence plusieurs heures plus tôt, en fin d'après-midi, dès que la lumière baisse.
La cascade du soir
La rétine envoie au cerveau le signal qu'il fait sombre. La commence alors à produire de la , l'hormone qui annonce la nuit. En parallèle, la température corporelle baisse légèrement, et la pression de sommeil accumulée dans la journée atteint son maximum. Ces trois signaux doivent converger.
Ce qui casse la cascade
Une exposition à la lumière bleue à 22 heures, un écran, un plafonnier LED froid, freine la production de mélatonine de plusieurs dizaines de minutes. Un encore élevé en soirée fait la même chose : cortisol et mélatonine sont des frères ennemis, ils ne peuvent pas dominer en même temps. Un dîner très tardif, de l'alcool, une pièce trop chaude ajoutent leur part.
Mal dormir n'est pas un manque de volonté
C'est le point le plus important de ce dossier. On ne décide pas de dormir, on crée les conditions pour que le corps le fasse. Lumière, température, cortisol, : ce sont ces quatre leviers que les articles suivants détaillent, un par un.
Quand consulter
Des ronflements avec pauses respiratoires, une somnolence importante en journée, une insomnie qui dure plus de trois mois, ou un sommeil non réparateur malgré des nuits longues justifient un avis médical. Une ne se corrige pas avec une tisane.
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L'architecture d'une nuit